La fête de la Sainteté

16 février 2019

Dimanche 12 mai 2019 : Notre Dame de Fatima (fête le 13 mai)
Le 13 mai 1917, La Vierge apparut toute de blanc vêtue à trois enfants, Francisco, neuf ans, Jacinta, sept ans, et Lucia, dix ans, qui gardaient des moutons dans la Cova da Iria au petit hameau d’Aljustrel, dans la paroisse de Fatima au Portugal. La Vierge leur demanda de prier pour la paix et la conversion des pécheurs en récitant le chapelet, de faire pénitence et de revenir le 13 des mois suivants. Le 13 octobre, pour la dernière apparition, le soleil « dansa » à Fatima devant une grande foule que l’annonce des apparitions avait attirée. Le Couronnement de la statue de la Madone eut lieu en 1946 : la couronne fut offerte par les femmes portugaises reconnaissantes de ce que le Portugal avait été épargné pendant la seconde guerre mondiale.
 A Cheval-Blanc, dans la chapelle de Marie, sont représentés sur le fond blanc d’une bannière de procession Notre-Dame de Fatima et les trois enfants agenouillés priant à ses pieds. Deux inscriptions : NOSSA SENHORA DE FATIMA et COMUNIDADE PORTUGUESA PACA rappellent le titre de la bannière et ses donateurs. Sur l’autre face, une représentation sur fond rouge du Sacré Cœur de Jésus (Sagrado Coraçâo de Jesus) et une date : 2013. Chaque année, la statue de Notre-Dame de Fatima est solennellement portée en procession sur un brancard garni de fleurs, précédée par la bannière et accompagnée par les chants traditionnels portugais, lors des cérémonies ferventes du 13 mai à Cheval-Blanc et du 13 octobre à Cavaillon.


Le 5 mai 2019 : Saint Pancrace (fête le 12 mai).
Sur un grand tableau du XVIIIe siècle conservé dans la chapelle des Evêques de la cathédrale, sont représentés trois personnages : deux saintes, facilement reconnaissables par leurs attributs, Marguerite et Lucie, et au centre un jeune homme, imberbe, portant une armure de légionnaire romain, une toge rouge agrafée sur l’épaule. Il montre le ciel de la main droite et tient la palme du martyr de la main gauche. A ses pieds, un enfant agenouillé, les mains jointes, et un vieillard estropié couché sur le sol, avec une béquille. Il s’agit de saint Pancrace.
Orphelin originaire de Phrygie, il serait venu à Rome avec son oncle. Converti au christianisme, il aurait été décapité en 304 à l’âge de 14 ans, lors des persécutions de Dioclétien.
L’âge de son martyre en a fait un des saints patrons des enfants. En Provence, on le nomme aussi San Brancaïs, ce qui signifie boiteux, et explique la présence du vieillard allongé à ses pieds sur le tableau. A l’Isle sur la Sorgue, la foire de Saint-Pancrace était l’une des plus populaires, et la chapelle prieuré qui porte son nom près de Velorgues, aujourd’hui comprise dans une maison d’habitation, était le lieu d’un pèlerinage très suivi le 12 mai.


28 avril 2019 : Sainte Catherine de Sienne. Fête le 29 avril
Catherine Benincasa naquit à Sienne en 1347. Elle devint tertiaire dominicaine à l’âge de 16 ans, mena une vie de recluse chez elle pendant trois ans avant de se consacrer aux pauvres et aux malades, notamment les lépreux. A vingt ans, Catherine eut ses premières visions et, en 1375, porta les stigmates de la Passion. Sa réputation de sainteté se répandit et l’amena à jouer un rôle politique. En 1376, elle vint à Avignon et convainquit Grégoire XI de quitter cette ville pour Rome. Sa mort deux ans plus tard et l’élection de deux papes, l’un romain, Urbain VI, l’autre avignonnais, Clément VII, marqua le début du grand Schisme d’Occident. Catherine plaida la cause d’Urbain VI auprès des souverains européens. Elle mourut épuisée en 1380, à 33 ans. Auteur d’œuvres majeures, les Dialogues, les lettres, elle a été déclarée docteur de l’Eglise par Paul VI en 1970.
 . Un tableau conservé dans les bâtiments canoniaux de la cathédrale montre Catherine de Sienne recevant les stigmates. Elle est aussi représentée parmi d’autres saints de l’Ordre Dominicain sur un tableau de la chapelle des Evêques, l’apothéose de saint Dominique. Elle est souvent associée à ce saint dans les représentations de la donation du Rosaire.


 21 avril 2019 : Saint Marc evangéliste (Fête le 25 avril).
Marc, juif de Jérusalem, fut évangéliste sans avoir été apôtre, c’est-à-dire sans avoir connu le Christ. Aux côtés de son cousin Barnabé, il accompagna Paul au cours de son premier voyage missionnaire, mais l’abandonna en cours de route. En 60-62, Marc est à Rome aux côtés de Pierre. Après le martyre de ce dernier, en disciple et dépositaire de son témoignage, il écrivit son évangile, le plus court des quatre et le plus ancien (entre 64 et 70). Marc serait le fondateur de l’Eglise d’Alexandrie où il aurait été martyrisé sous le règne de Néron. Autour de 810-820, ses reliques furent dérobées par des marchands vénitiens et ramenées à Venise pour être installées sous le maître-autel de la chapelle palatine du doge. Le symbole de Marc est un lion ailé tenant un livre, parce que son évangile débute par une référence à Jean-Baptiste, « vox clamantis in deserto », qui évoque le rugissement du lion.
Saint Marc est représenté, avec les autres évangélistes et saint Véran, sur les panneaux de la chaire à prêcher de la cathédrale, et les symboles des évangélistes sur les trompes de la coupole, mais aussi les consoles soutenant les arcs doubleaux de la voute de la chapelle Saint-Jacques.


15 avril 2019 : Bénédicte DAILLARD, journaliste à RCF, dans son émission "Le Saint du jour" après saint Paterne nous parle du bienheureux César de Bus.


14 avril 2019 : À la découverte des Saints et Saintes de nos Paroisses.
On rentre dans la Semaine Sainte en méditant sur les derniers jours de la vie du Bienheureux César de Bus qui est mort le 15 avril 1607, jour de Pâques. Et, cette année, le 15 / 04 est le Lundi Saint ! Le père Larme, qui le soignait pendant la maladie, a raconté que le père de Bus dicta lui-même les prières qu’il voulait lui être souvent répétées en son agonie. Voilà son témoignage : « Le Samedi-Saint, l’ardeur de son amour et du désir qu’il avait de voir Dieu redoubla avec ses douleurs :… Courage, disait-il, voici Pâques, voici mon passage de cette vie dans l’autre, il faut mourir joyeusement, et sortir de ce monde, non pas en être chassé... Il dicta encore quelques prières destinées à lui être souvent répétées en son agonie et demanda l’absolution générale, qui lui fut donnée avec un Ave et trois fois le nom de Jésus, pour pénitence ; il l’accomplit avec beaucoup de difficulté, et à la dernière prononciation du Saint Nom de Jésus, il ferma la bouche pour jamais. Enfin, après sept heures d’agonie, il demeura fort quiet une heure entière, au bout de laquelle, après une légère sueur, et trois ou quatre soupirs, comme il l’avait prédit, il mourut en présence de tous ses enfants, le quinze avril mil six cent sept, âgé de soixante trois ans. Le temps de cette mort ne pouvait être plus glorieux, puisqu’elle arriva non seulement au jour de la Résurrection, mais même à l’heure que l’on croit que le Sauveur ressuscita ». Voilà comment vit et meurt un saint ! (Abrégé de la vie du vénérable Père César de Bus, chez Chastel, Avignon 1697)


07 avril 2019 : À la découverte des Saints et Saintes de nos Paroisses. 
Parmi tous les saints qui nous appartiennent, il y en a un qui est notre d’une manière singulière, puisqu’étant notre concitoyen : c’est le Bienheureux César de Bus , fondateur des Pères de la Doctrine Chrétienne. Il est né à Cavaillon le 3 Février 1544, est mort à Avignon le 15 Avril 1607. Il a été béatifié par le Pape Paul VI, le 27 Avril 1975, un jour de l’Année Sainte. Dans notre Cathédrale, il est vénéré dans la chapelle du Saint Sacrement. La dernière semaine de sa vie coïncide avec la fin de la semaine sainte 1607, qu’il vit totalement configuré au Christ. Voilà un émouvant témoignage des derniers jours de sa vie.

 « Le dimanche de la Passion de l’an 1607, sentant ses maux redoubler et ses forces défaillir, il demanda le très saint Viatique, et le reçut avec une dévotion qui en donna à tous les assistants. Après son action de grâces, il fit appeler le médecin, pour savoir de lui s’il trouverait bon qu’il reçut l’Extrême Onction, et comme il lui eut dit que cela ne pressait pas et qu’il avait encore longtemps à vivre : non, dit le Père, je mourrai certainement le jour de Pâques, je désire seulement savoir si je perdrai le sentiment longtemps devant la mort. Pour le reste, j’en suis assuré. Ceux qui l’assistaient le prièrent de différer. Quoi, leur dit-il, faut-il attendre à l’extrémité ? J’ai besoin de ce secours parce que, suivant ce qu’on m’a prédit, j’ai encore beaucoup de combats à rendre…

 Abrégé de la vie du vénérable Père César de Bus, chez Chastel, Avignon 1697.


31 mars 2019 : À la découverte des Saints et Saintes de nos Paroisses.
 Saint Alexis (fête le 17 février). Dans la chapelle Sainte-Anne à droite du retable, est accroché un grand tableau dont la couche picturale est malheureusement très usée mais où non peut reconnaître un personnage allongé sur le sol près d’un escalier : saint Alexis. Personnage en partie légendaire du IVe siècle dont la vie a été racontée par Jacques de Voragine, saint Alexis était issu d’une famille romaine très riche qu’il quitta le jour de ses noces pour se consacrer à Dieu et accomplir un pèlerinage en terre sainte. Il vécut 17 ans à Edesse d’aumônes avant de revenir vivre comme mendiant à Rome et mourir sous l’escalier du palais de son père Euphémien, sans être reconnu par les siens. Seul un miracle révèlera l’identité du « pauvre sous l’escalier ». L’église Sant’ Alessio à Rome conserve encore l’escalier sous lequel serait mort saint Alexis. Les Dominicains avaient une grande dévotion pour saint Alexis, et ce tableau provient certainement de l’église détruite de leur couvent (maison Jouve).


24 mars 2019 : À la découverte des Saints et Saintes de nos Paroisses. 
25 Mars : Solennité de l’Annonciation. Est-ce que tu sais à qui est dédiée notre Cathédrale de Cavaillon ? Il nous vient à l’esprit : St Véran, n’est-ce pas ? Et bien c’est correct, mais incomplet. Avant tout notre Cathédrale est dédiée à Notre Dame de l’Annonciation. Le savais-tu ? Au fond du chœur il y a un très beau tableau, œuvre du Nicolas Mignard, qui représente l’Ange Gabriel saluant la Vierge Marie. C’est dommage qu’il soit caché par le maitre autel. Ce tableau a été installé en 1647. Chaque jour, à 7h du matin, à midi et à 7h du soir les cloches rappellent à nous tous cet événement, voilà pourquoi on dit « l’appelle de l’Angélus ». Pourquoi, en écoutant les cloches, on ne saluerait pas nous aussi Marie ? Pourquoi ne pas l’apprendre aux enfants ? C’est la même prière que le Pape dit chaque dimanche, à midi. 


17 mars 2019 : À la découverte des Saints et Saintes de nos Paroisses.
Depuis toujours, nos églises sont marquées par des saints et saintes, qui ont touché le cœur de nos ancêtres. 
St Joseph, Patron de l’Eglise universelle. Toutes les églises ont une statue de St Joseph, « l’époux de la Vierge Marie  » et le père putatif de Jésus. C’est celui qui a donné son nom à Jésus et a fait de lui un descendent de la maison de David. De Joseph on pourrait simplement dire : « un homme qui reste silencieux, mais pas à l’écart », c’est-à-dire, qui s’engage à accompagner Jésus et Marie dans leur parcours humain. Il est appelé « Juste », c’est à dire un homme à la foi inconditionnelle. Beaucoup de personnes portent le prénom de Joseph ou de Joséphine. Dans notre Cathédrale on trouve une belle chapelle dédiée à St Joseph en style néo-roman. La décoration a été fournie par la Maison Virebent de Toulouse sur commande du Curé, père Terris , et posée en 1859.


10 mars 2019 : En marche vers la Sainteté !
En marche vers la sainteté ! «  La sainteté est le visage le plus beau de l’Eglise ». Ces paroles, le Pape François nous les adresse et il nous rappelle que la sainteté est patrimoine commun des confessions chrétiennes : catholiques, orthodoxes, anglicanes et protestantes, parce que l’Esprit Saint suscite des signes de sa présence même dans des milieux très différents. Vivre comme des saints c’est dévoiler « le plus beau visage de l’Eglise » ; voilà un défi à tenir ! 


03 mars 2019 : En marche vers la Sainteté !

Dans son exhortation apostolique « gaudete et exultate », le Pape François nous invite à ne pas penser uniquement aux saints déjà canonisés. « L’Esprit Saint – écrit le Pape - répand la sainteté partout, dans le saint peuple fidèle de Dieu » et il ajoute qu’il aime voir la sainteté «  chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades…. »


24 février 2019 : En marche vers la Sainteté !

L’appel à la sainteté est pour tous. Au début de son exhortation apostolique « gaudete et exultate », le Pape François parle d’un grande nuée de témoins qui nous encouragent à marcher sur le chemin de la sainteté. « Parmi eux – dit le Pape – il peut y avoir notre propre mère, une grand-mère, un grand-père ou quelqu’un de nos proches ». Que c’est beau d’être entourés de personnes qui nous soutiennent jour après jour sur le chemin de la vie ; prions-les, imitons-les ! 


17 février 2019 : Pourquoi un pèlerinage vers la sainteté ?

Cela peut sembler bizarre… et bien non, la sainteté n’est pas l’affaire de quelques uns mais un projet de vie pour tous ; la sainteté c’est faire germer la graine de la vie éternelle, semée le jour de notre baptême, voilà pourquoi elle est pour tous. Est-ce que cette graine germe en toi ? Ton cœur est-il un bon terrain ou plutôt un terrain pierreux et plein de ronces ?
«  Le mot « bienheureux », entendu aujourd’hui, est synonyme de « saint » parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (Pape François)


10 février 2019 : Message de nos prêtres

Chers Paroissiens,

Les Conseils pastoraux de nos Paroisses, réunis en séance commune, souhaitent vous partager le fruit de leur réflexion à propos d’une initiative lancée par notre archevêque : la fête de la sainteté.
Nous sommes invités à découvrir les saints qui ont vécu au milieu de nous et qui ont marqué la vie de nos communautés chrétiennes. Le Pape François les appelle « les Saints de la porte d’à côté ». (n° 6 de l’exhortation apostolique Gaudete et exsultate)
En recueillant l’invitation du Pape, notre Archevêque nous invite à nous mettre en marche pour entreprendre un pèlerinage vers la sainteté. Le but de tout pèlerinage c’est le Christ Jésus ; c’est grâce à lui que nous pouvons être saints. Le sommet de ce pèlerinage sera un rassemblement diocésain en mai 2020, à Carpentras. Une première étape de ce pèlerinage sera un rassemblement des paroisses d’alentours en octobre 2019.
Nos villes et villages, nos églises sont marqués par des saints qui ont touché le coeur de nos ancêtres : la Bienheureuse Vierge Marie de l’Annonciation et de l’Assomption, St Joseph, St Paul, St Véran, St Jacques, Ste Bernadette, St Roc, le Bienheureux César de Bus, notre concitoyen, et pourquoi pas les saints et saintes dont nous portons le prénom.
Leurs noms nous sont plus ou moins familiers, nous connaissons peut-être leurs représentations par les tableaux qui sont dans nos églises et chapelles, mais les connaissons-nous vraiment ? Quelle a été leur vie, quels ont été leurs écrits, leurs charismes, leurs actes ? Pourquoi ont-ils été choisis par la piété de nos ancêtres, dans quelles circonstances, pour quelle nécessité ? Comment cet héritage spirituel peut-il marquer la vie de nos communautés ?
Voilà un défi à relever et qui nous engage à marcher à leur suite pour devenir nous aussi saints et saintes.

 Vos prêtres et membres des Conseils pastoraux.