La fête de la Sainteté dans la cathédrale (2) !

16 février 2019

Au fil du calendrier (du 30 juin au 13 octobre 2019) , vous sont présentés les saints qui figurent peints ou sculptés, discrets ou bien visibles, présents dans la cathédrale...


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Dimanche 30 juin 2019 :
Saints Pierre et Paul, apôtres (fête le 29 juin).

Saint Pierre et saint Paul : deux apôtres depuis toujours reconnus comme colonnes et fondements de l’Eglise.
Pierre, « le prince des apôtres » (princeps, c.-à-d. premier) : d’abord pêcheur en Galilée, avec son frère André, et Jacques et Jean, eux aussi pêcheurs, ils forment le premier groupe de disciples qui se crée autour de Jésus.
Paul, « l’apôtre des Gentils », d’abord persécuteur des chrétiens puis converti par Jésus sur le chemin de Damas, en devient l’annonciateur passionné dans tout le monde antique.
Tous deux ont vu leur projet de vie bouleversé à l’appel du Seigneur. La destinée les conduit tous deux à Rome, où, comme à Jérusalem, ils annoncent l’Evangile et témoignent par leur glorieux martyre de leur fidélité à Jésus : « J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi » (2 Tm 4,7).
Pierre et Paul : deux personnalités différentes, mais qu’unit l’amour de Dieu, qui ont suivi Jésus et ont su donner ensemble une même orientation à la mission de l’Eglise, et une légitimité à l’Eglise de Rome qui depuis toujours « préside dans la charité » (Saint Ignace d’Antioche).
On les retrouve figurés dans le chœur de nos églises : la conversion de saint Paul peinte par l’abbé Roy à Cheval-Blanc, saint Pierre et saint Paul par Nicolas Mignard dans le grand retable de la cathédrale, et sur les vitraux de l’abside de l’église des Vignères.


Dimanche 07 juillet 2019
Sainte Marguerite d’Antioche (fête le 20 juillet)
Dans la chapelle Sainte-Anne de la cathédrale, un magnifique tableau peint par Nicolas Mignard représente au centre sainte Anne apprenant à lire à la Vierge Marie, entourée de saint Blaise et sainte Marguerite.
Cette sainte très populaire est connue par sa légende : fille d’un prêtre païen d’Antioche de Pisidie, au IIIe siècle, elle fut chassée par son père après sa conversion au christianisme. D’une grande beauté, elle refusa la main du préfet Olybrius en se proclamant chrétienne ; furieux, celui-ci lui fit subir d’horribles tortures avant de la faire décapiter. Jacques de Voragine raconte qu’elle fut avalée par Satan lui-même qui avait revêtu la forme d’un dragon, et qu’elle s’en libéra grâce à une croix qu’elle portait sur elle.
Sainte très populaire dès le Moyen Age, elle fait partie des 14 saints auxiliateurs, c’est-à-dire les saints réputés les plus efficaces pour porter nos prières à Dieu et soulager nos souffrances : sainte Marguerite était plus particulièrement invoquée par les femmes enceintes ou relevant de couches. Jeanne d’Arc entendit sa voix, ainsi que celle de sainte Catherine et de l’archange Gabriel, lui demandant de sauver la France.
Elle est souvent représentée avec un dragon, et ne doit pas être confondue avec sainte Marthe.
Sa fête a été supprimée du calendrier romain en 1969, mais elle est toujours honorée par l’Eglise en Orient.


Dimanche 11 août 2019
Sainte Claire, vierge (fête le 11 août)
Dans la chapelle des fonts baptismaux, une grande statue en bois doré représente une religieuse portant la robe de clarisse serrée à la taille par une cordelette à trois nœuds et tenant un ostensoir : Sainte Claire.
Elle naquit à Assise en 1194. A dix-huit ans, après avoir entendu un sermon de François, elle rompit avec sa famille pour renoncer au mariage que celle-ci voulait lui imposer. Elle quitta la maison familiale en 1211 et rejoignit François et ses compagnons à la Portioncule, une petite église des environs d’Assise où elle prit l’habit de pénitente. Elle s’établit avec sa sœur et quelques compagnes à l’église de Saint-Damien et devint abbesse d’une petite communauté de sœurs mineures qui fut à l’origine de l’ordre des Clarisses.
Claire mourut en 1253 et fut canonisée dès 1255 par le pape Alexandre IV.
Un épisode de sa vie est bien connu et explique l’ostensoir comme attribut : elle sauva Saint-Damien assiégée par les troupes sarrazines de l’empereur Frédéric II lors des luttes entre le Saint Empire romain germanique et la papauté : les soldats s’enfuirent à la vue de Claire, sur les murs du couvent, tenant le Saint-Sacrement dans un ostensoir.


Dimanche 18 août 2019 :
L’Assomption de la Vierge, solennité fêtée le 15 août. Patronne de l’église des Vignères
La fête de l’Assomption est célébrée en Orient depuis le VIe siècle sous le nom de Dormition de la Vierge Marie.
Le 15 août fut longtemps un jour de fête nationale en France ; Louis XIII, consacrant la France à Notre-Dame en remerciement de la naissance du dauphin, par l’édit du 10 février 1638, demanda qu’on fit ce jour-là, dans toutes les églises de tous les diocèses, une procession en l’honneur de la Vierge « en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et tous nos sujets ».
Pie XI proclama officiellement Notre-Dame de l’Assomption patronne principale de France, le 2 mars 1922 : « …Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité… » .
Mais ce n’est que le 1er novembre 1950 que Pie XII proclama solennellement le dogme de l’Assomption : « Nous affirmons, déclarons et définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la Gloire céleste ».
Que Notre-Dame de l’Assomption , Patronne des Vignerois veille sur nos familles.


Dimanche 25 août 2019
Saint Louis de France (1214-1270) Confesseur. Fête le 25 août.
Il naquit en 1214, et devint roi de France à l’âge de 12 ans sous le nom de Louis IX. Sa mère, Blanche de Castille, assura la régence jusqu’à sa majorité et lui donna une éducation très pieuse. Il épousa Marguerite de Provence dont il eut onze enfants. Humble, bon et charitable, il est célèbre pour la justice qu’il rendait à Vincennes (il avait pour devise : « à chacun son droit »). Il était membre du tiers ordre de saint François, et on rapporte qu’il ne manquait aucune messe et se levait la nuit pour prier. Il s’efforça de renforcer le pouvoir monarchique et faire régner l’ordre moral (interdiction de la prostitution, des jeux, etc.). Plein de compassion, il fit construire l’hospice des Quinze-Vingts pour recueillir les pauvres aveugles de Paris. Il acquit de l’empereur de Constantinople la couronne d’épines du Christ et fit bâtir la Sainte Chapelle comme un reliquaire pour l’abriter. Il participa à la VIIe croisade au cours de laquelle il fut fait prisonnier, puis libéré moyennant une énorme rançon. Il embarqua à nouveau à Aigues-Mortes pour la VIIIe croisade, mais arrivé à Tunis, il succomba à une épidémie de peste le 25 août 1270. Il fut canonisé par Boniface VIII en 1297.
Dans le chœur de la cathédrale, un tableau de Nicolas Mignard représente saint
Louis et rappelle l’évêque commanditaire, Mgr Louis de Fortia. 


Dimanche 01 septembre 2019 :
St. Augustin, évêque et docteur de l’Eglise (mémoire le 28 août)
Les étapes de la vie de saint Augustin sont bien connues : sa naissance à Thagaste, en Afrique du nord (354), sa conversion à Milan, par l’intermédiaire de St Ambroise (387), son épiscopat à Hippone, en Afrique du nord (395-430). Mais ce qui compte surtout, c’est le rayonnement de sa pensée et le témoignage d’une vie toute consacrée à la recherche de Dieu et au service de l’Eglise. Il laissa une œuvre spirituelle et théologique immense qui a fait de lui un des quatre grands Pères latins de l’Eglise. Ses célèbres Confessions relatent son itinéraire spirituel.
Emouvant est le témoignage de sa conversion par sa mère, sainte Monique : « mon espérance en ce monde est maintenant épuisée. Une seule chose me faisait désirer de m’attarder dans cette vie quelque temps encore, c’était de te voir, avant ma mort, devenir chrétien catholique. Dieu m’a exaucée ».
Dans notre Cathédrale, dans la quatrième chapelle nord (sainte Marie-Madeleine), un grand tableau représente l’apparition de la Vierge et de l’Enfant Jésus à saint Augustin et à sainte Ursule. Saint Augustin est représenté revêtu des vêtements épiscopaux, une crosse d’évêque à ses pieds ; il a une plume dans la main droite et un livre dans la main gauche. Devant lui, un enfant tient un cœur enflammé.
Ce tableau provient du couvent des Ursulines dont l’ordre suit la règle de saint Augustin.


Dimanche 8 septembre 2019 :
La Nativité de la Vierge Marie (fête le 8 septembre).
La Bible ne dit rien des parents de la Vierge ni de sa nativité ; les récits les concernant sont rapportés par des textes apocryphes, dont l’Evangile de la Nativité de Marie. Mais, « avant même la naissance de Jean le Précurseur, celle de Marie est une annonce de la Nativité de Jésus, le prélude de la Bonne Nouvelle. La venue d’une fille au foyer d’Anne et de Joachim a fait « lever sur le monde l’espérance et l’aurore du salut ». C’est pourquoi l’Eglise nous invite à la célébrer dans la joie ». (Missel Romain).

Sur une grande toile sans châssis pendue contre un mur d’une salle de la cathédrale, et qui a perdu une grande partie de sa couche picturale, on distingue au premier plan deux femmes qui font la toilette d’un enfant nouveau-né et à l’arrière-plan une femme alitée. Ce tableau très dégradé représente la naissance de la Vierge Marie


Dimanche 15 septembre 2019 :
Notre-Dame des douleurs. Mémoire.

« Marie a communié intimement à la passion de son fils. Aussi a-t-elle été associée d’une manière unique à la gloire de sa résurrection. C’est pour cela que nous célébrons la Compassion de Marie au lendemain de la sainte Croix. Cette fête nous rappelle qu’au pied de la croix la maternité de Marie s’est étendue à tout le corps du Christ, qui est l’Eglise » (Missel Romain).
Lors de la présentation de Jésus au temple, Siméon annonce à Marie qu’elle aura l’âme transpercée d’un glaive (Lc 2,35). La dévotion à cette compassion de la Vierge propose une réflexion spirituelle sur les sept grandes douleurs de Marie : prophétie de Siméon, fuite en Egypte, perte de Jésus au Temple, montée au Calvaire, crucifiement, descente de croix, mise au tombeau. Les bannières de procession représentant Marie le cœur transpercé par un ou sept glaives, ou tenant le corps de son fils mort sur ses genoux (Cheval-Blanc) témoignent aujourd’hui de cette grande dévotion du XIXe siècle. Dans la chapelle Notre-Dame de Pitié de la cathédrale, deux anges tiennent des phylactères sur lesquels sont inscrits à la plume les noms des membres de la confrérie de Notre-Dame des Douleurs. Elle est la patronne principale de la congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne.


Samedi 21 Septembre 2019 :
Saint Matthieu, Apôtre et évangéliste.

Originaire de Capharnaüm, en Galilée, Matthieu exerçait la fonction la plus méprisable pour les juifs, celle de collecteur d’impôts pour l’occupant romain. C’est pourtant lui que Jésus appela à le suivre : « Etant sorti, Jésus vit, en passant, un homme assis au bureau de la douane ; son nom était Matthieu. Il lui dit : suis-moi ! Et se levant, il le suivit » Mt 9,9. A ses premiers apôtres qui s’étonnaient de voir Matthieu à sa table, Jésus répondit : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs » Mt 9,13.
Les informations sur Matthieu viennent pour beaucoup de son évangile, écrit entre les années 60 et 90 pour les juifs et dans leur langue, l’araméen, plus tard traduit en grec. Il montre comment Jésus a accompli tout ce qu’annonçait l’Ancien Testament, la continuité entre l’ancienne et la nouvelle Alliances. Matthieu est souvent représenté par un homme écrivant dans un livre, un enfant ailé à ses côtés, sans doute en raison de son souci de l’humanité du Christ et de sa généalogie, par lequel commence son évangile. C’est ainsi qu’il est figuré sur un des panneaux de la chaire à prêcher de la cathédrale. C’est sous forme d’un homme ailé que l’abbé Roy l’a peint à Cheval-Blanc aux côtés du Christ en majesté au sommet de l’abside, avec l’aigle, le taureau et le lion.


Dimanche 29 Septembre 2019 :
Fête des archanges Michel, Gabriel et Raphaël.

Messagers du Seigneur pour révéler ses desseins et porter ses ordres, ils constituent d’abord la foule immense des adorateurs du Dieu Vivant.
Le 29 septembre 1592, 427 ans avant, le bienheureux César de Bus fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne à l’Isle sur la Sorgue. À cette occasion, en s’adressant à ses confrères, il dit : « Je bénis Dieu de ce que nous étant ici rassemblés pour serrer par des nœuds plus étroits la liaison sainte que Dieu a formée entre nous depuis plusieurs années. Cette assemblée se fait en un jour consacré par l’Eglise à honorer saint Michel et avec lui tous les Esprits Bienheureux, dont il est le Prince et le Chef …..Nous allons embrasser, ajouta-t-il, un Institut tout apostolique : n’oublions pas que Jésus Christ a prié pour ses Apôtres afin qu’ils ne fussent qu’un entre eux, comme il n’est qu’un avec son Père.
Souvenons-nous que la Doctrine Chrétienne, que nous faisons profession d’enseigner, ne nous propose qu’un Seigneur et qu’une Foi dans le Symbole, qu’une Espérance dans l’oraison dominicale, qu’un Baptême parmi les sacrements et dans le Décalogue un seul Commandement ».
Pour la fête de la Sainteté, qu’on célébrera dimanche prochain, César de Bus a été choisi comme exemple de sainteté pour les Paroisses de notre Doyenné.


Dimanche 13 octobre 2019 :
Sainte Thérèse de l’enfant Jésus et de la Sainte Face ou de Lisieux.1873-1897. Vierge, Docteur de l’Eglise,... et patronne des missions !

Marie-Françoise Martin était la plus jeune fille des neuf enfants de Louis Martin et Zélie Guérin. Elle n’avait que 4 ans lorsque sa mère mourut. Son père, horloger, s’installa à Lisieux. A 15 ans, elle obtint l’autorisation d’entrer au couvent des carmélites de sa ville, comme déjà deux de ses sœurs. Sa santé fragile ne résista pas à la rigueur de la vie carmélite, et elle mourut de tuberculose à 24 ans. Elle rapporta son expérience spirituelle dans son autobiographie, « histoire d’une âme », où elle délivre un message d’amour pur et simple, mettant à portée de tous les chrétiens une sainteté humble. Ses périodes de vides spirituels, la nuit de la foi, la rendent proche de ceux qui doutent. Sa réputation de sainteté attira très vite des pèlerins du monde entier à Lisieux. Canonisée en 1925, elle a été proclamée en 1927 patronne des missions car elle pria beaucoup pour elles, patronne secondaire de la France en 1944, et Docteur de l’Eglise par Jean-Paul II en 1997. Une phrase qui lui est attribuée a fortement marqué son iconographie : « après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses », pour signifier qu’elle ferait pleuvoir des grâces du ciel ; elle est souvent représentée tenant un crucifix et des roses dans ses bras.