La Fête de la Sainteté dans la cathédrale (1)

18 octobre 2019

Au fil du calendrier (ici du 17 mars au 23 juin 2019), vous sont présentés les saints qui figurent peints ou sculptés, discrets ou bien visibles, présents dans la cathédrale...


Accès à :
La Fête de la Sainteté dans la cathédrale (2).
La Fête de la Sainteté dans la cathédrale (3).


A la découverte des Saints et Saintes de nos Paroisse : 1re partie.

Depuis toujours, nos églises sont marquées par des saints et saintes, qui ont touché le cœur de nos ancêtres. 

Dimanche 17 mars 2019 :
St Joseph, Patron de l’Eglise universelle.
Toutes les églises ont une statue de St Joseph, « l’époux de la Vierge Marie » et le père putatif de Jésus. C’est celui qui a donné son nom à Jésus et a fait de lui un descendent de la maison de David. De Joseph on pourrait simplement dire : « un homme qui reste silencieux, mais pas à l’écart », c’est-à-dire, qui s’engage à accompagner Jésus et Marie dans leur parcours humain. Il est appelé « Juste », c’est à dire un homme à la foi inconditionnelle. Beaucoup de personnes portent le prénom de Joseph ou de Joséphine. Dans notre Cathédrale on trouve une belle chapelle dédiée à St Joseph en style néo-roman. La décoration a été fournie par la Maison Virebent de Toulouse sur commande du Curé, père Terris , et posée en 1859.


Lundi 25 mars 2019 :
Solennité de l’Annonciation.
Est-ce que tu sais à qui est dédiée notre Cathédrale de Cavaillon ? Il nous vient à l’esprit : St Véran, n’est-ce pas ? Et bien c’est correct, mais incomplet. Avant tout notre Cathédrale est dédiée à Notre Dame de l’Annonciation. Le savais-tu ? Au fond du chœur il y a un très beau tableau, œuvre du Nicolas Mignard, qui représente l’Ange Gabriel saluant la Vierge Marie. C’est dommage qu’il soit caché par le maitre autel. Ce tableau a été installé en 1647. Chaque jour, à 7h du matin, à midi et à 7h du soir les cloches rappellent à nous tous cet événement, voilà pourquoi on dit « l’appelle de l’Angélus ». Pourquoi, en écoutant les cloches, on ne saluerait pas nous aussi Marie ? Pourquoi ne pas l’apprendre aux enfants ? C’est la même prière que le Pape dit chaque dimanche, à midi. 


Dimanche 31 mars 2019 :
Saint Alexis (fête le 17 février).
Dans la chapelle Sainte-Anne à droite du retable, est accroché un grand tableau dont la couche picturale est malheureusement très usée mais où non peut reconnaître un personnage allongé sur le sol près d’un escalier : saint Alexis. Personnage en partie légendaire du IVe siècle dont la vie a été racontée par Jacques de Voragine, saint Alexis était issu d’une famille romaine très riche qu’il quitta le jour de ses noces pour se consacrer à Dieu et accomplir un pèlerinage en terre sainte. Il vécut 17 ans à Edesse d’aumônes avant de revenir vivre comme mendiant à Rome et mourir sous l’escalier du palais de son père Euphémien, sans être reconnu par les siens. Seul un miracle révèlera l’identité du « pauvre sous l’escalier ». L’église Sant’ Alessio à Rome conserve encore l’escalier sous lequel serait mort saint Alexis. Les Dominicains avaient une grande dévotion pour saint Alexis, et ce tableau provient certainement de l’église détruite de leur couvent (maison Jouve).


Dimanche 7 avril 2019 :
Parmi tous les saints qui nous appartiennent, il y en a un qui est notre d’une manière singulière, puisqu’étant notre concitoyen : c’est le Bienheureux César de Bus , fondateur des Pères de la Doctrine Chrétienne. Il est né à Cavaillon le 3 Février 1544, est mort à Avignon le 15 Avril 1607. Il a été béatifié par le Pape Paul VI, le 27 Avril 1975, un jour de l’Année Sainte. Dans notre Cathédrale, il est vénéré dans la chapelle du Saint Sacrement. La dernière semaine de sa vie coïncide avec la fin de la semaine sainte 1607, qu’il vit totalement configuré au Christ. Voilà un émouvant témoignage des derniers jours de sa vie.
 « Le dimanche de la Passion de l’an 1607, sentant ses maux redoubler et ses forces défaillir, il demanda le très saint Viatique, et le reçut avec une dévotion qui en donna à tous les assistants. Après son action de grâces, il fit appeler le médecin, pour savoir de lui s’il trouverait bon qu’il reçut l’Extrême Onction, et comme il lui eut dit que cela ne pressait pas et qu’il avait encore longtemps à vivre : non, dit le Père, je mourrai certainement le jour de Pâques, je désire seulement savoir si je perdrai le sentiment longtemps devant la mort. Pour le reste, j’en suis assuré. Ceux qui l’assistaient le prièrent de différer. Quoi, leur dit-il, faut-il attendre à l’extrémité ? J’ai besoin de ce secours parce que, suivant ce qu’on m’a prédit, j’ai encore beaucoup de combats à rendre…

 Abrégé de la vie du vénérable Père César de Bus, chez Chastel, Avignon 1697.


Dimanche 14 avril 2019 :
Bienheureux César de Bus qui est mort le 15 avril 1607, jour de Pâques. Et, cette année, le 15 / 04 est le Lundi Saint ! Le père Larme, qui le soignait pendant la maladie, a raconté que le père de Bus dicta lui-même les prières qu’il voulait lui être souvent répétées en son agonie. Voilà son témoignage : « Le Samedi-Saint, l’ardeur de son amour et du désir qu’il avait de voir Dieu redoubla avec ses douleurs :… Courage, disait-il, voici Pâques, voici mon passage de cette vie dans l’autre, il faut mourir joyeusement, et sortir de ce monde, non pas en être chassé... Il dicta encore quelques prières destinées à lui être souvent répétées en son agonie et demanda l’absolution générale, qui lui fut donnée avec un Ave et trois fois le nom de Jésus, pour pénitence ; il l’accomplit avec beaucoup de difficulté, et à la dernière prononciation du Saint Nom de Jésus, il ferma la bouche pour jamais. Enfin, après sept heures d’agonie, il demeura fort quiet une heure entière, au bout de laquelle, après une légère sueur, et trois ou quatre soupirs, comme il l’avait prédit, il mourut en présence de tous ses enfants, le quinze avril mil six cent sept, âgé de soixante trois ans. Le temps de cette mort ne pouvait être plus glorieux, puisqu’elle arriva non seulement au jour de la Résurrection, mais même à l’heure que l’on croit que le Sauveur ressuscita ». Voilà comment vit et meurt un saint !
 (Abrégé de la vie du vénérable Père César de Bus, chez Chastel, Avignon 1697).


Dimanche 21 avril 2019 :
Saint Marc évangéliste (Fête le 25 avril).
Marc, juif de Jérusalem, fut évangéliste sans avoir été apôtre, c’est-à-dire sans avoir connu le Christ. Aux côtés de son cousin Barnabé, il accompagna Paul au cours de son premier voyage missionnaire, mais l’abandonna en cours de route. En 60-62, Marc est à Rome aux côtés de Pierre. Après le martyre de ce dernier, en disciple et dépositaire de son témoignage, il écrivit son évangile, le plus court des quatre et le plus ancien (entre 64 et 70). Marc serait le fondateur de l’Eglise d’Alexandrie où il aurait été martyrisé sous le règne de Néron. Autour de 810-820, ses reliques furent dérobées par des marchands vénitiens et ramenées à Venise pour être installées sous le maître-autel de la chapelle palatine du doge. Le symbole de Marc est un lion ailé tenant un livre, parce que son évangile débute par une référence à Jean-Baptiste, « vox clamantis in deserto », qui évoque le rugissement du lion.
Saint Marc est représenté, avec les autres évangélistes et saint Véran, sur les panneaux de la chaire à prêcher de la cathédrale, et les symboles des évangélistes sur les trompes de la coupole, mais aussi les consoles soutenant les arcs doubleaux de la voute de la chapelle Saint-Jacques.


Dimanche 28 avril 2019 :
Sainte Catherine de Sienne. Fête le 29 avril
Catherine Benincasa naquit à Sienne en 1347. Elle devint tertiaire dominicaine à l’âge de 16 ans, mena une vie de recluse chez elle pendant trois ans avant de se consacrer aux pauvres et aux malades, notamment les lépreux. A vingt ans, Catherine eut ses premières visions et, en 1375, porta les stigmates de la Passion. Sa réputation de sainteté se répandit et l’amena à jouer un rôle politique. En 1376, elle vint à Avignon et convainquit Grégoire XI de quitter cette ville pour Rome. Sa mort deux ans plus tard et l’élection de deux papes, l’un romain, Urbain VI, l’autre avignonnais, Clément VII, marqua le début du grand Schisme d’Occident. Catherine plaida la cause d’Urbain VI auprès des souverains européens. Elle mourut épuisée en 1380, à 33 ans. Auteur d’œuvres majeures, les Dialogues, les lettres, elle a été déclarée docteur de l’Eglise par Paul VI en 1970.
 . Un tableau conservé dans les bâtiments canoniaux de la cathédrale montre Catherine de Sienne recevant les stigmates. Elle est aussi représentée parmi d’autres saints de l’Ordre Dominicain sur un tableau de la chapelle des Evêques, l’apothéose de saint Dominique. Elle est souvent associée à ce saint dans les représentations de la donation du Rosaire.


Dimanche 05 mai 2019 :
Saint Pancrace (fête le 12 mai).
Sur un grand tableau du XVIIIe siècle conservé dans la chapelle des Evêques de la cathédrale, sont représentés trois personnages : deux saintes, facilement reconnaissables par leurs attributs, Marguerite et Lucie, et au centre un jeune homme, imberbe, portant une armure de légionnaire romain, une toge rouge agrafée sur l’épaule. Il montre le ciel de la main droite et tient la palme du martyr de la main gauche. A ses pieds, un enfant agenouillé, les mains jointes, et un vieillard estropié couché sur le sol, avec une béquille. Il s’agit de saint Pancrace.
Orphelin originaire de Phrygie, il serait venu à Rome avec son oncle. Converti au christianisme, il aurait été décapité en 304 à l’âge de 14 ans, lors des persécutions de Dioclétien.
L’âge de son martyre en a fait un des saints patrons des enfants. En Provence, on le nomme aussi San Brancaïs, ce qui signifie boiteux, et explique la présence du vieillard allongé à ses pieds sur le tableau. A l’Isle sur la Sorgue, la foire de Saint-Pancrace était l’une des plus populaires, et la chapelle prieuré qui porte son nom près de Velorgues, aujourd’hui comprise dans une maison d’habitation, était le lieu d’un pèlerinage très suivi le 12 mai.


Dimanche 05 mai 2019 :
Notre Dame de Fatima (fête le 13 mai)
Le 13 mai 1917, La Vierge apparut toute de blanc vêtue à trois enfants, Francisco, neuf ans, Jacinta, sept ans, et Lucia, dix ans, qui gardaient des moutons dans la Cova da Iria au petit hameau d’Aljustrel, dans la paroisse de Fatima au Portugal. La Vierge leur demanda de prier pour la paix et la conversion des pécheurs en récitant le chapelet, de faire pénitence et de revenir le 13 des mois suivants. Le 13 octobre, pour la dernière apparition, le soleil « dansa » à Fatima devant une grande foule que l’annonce des apparitions avait attirée. Le Couronnement de la statue de la Madone eut lieu en 1946 : la couronne fut offerte par les femmes portugaises reconnaissantes de ce que le Portugal avait été épargné pendant la seconde guerre mondiale.
 A Cheval-Blanc, dans la chapelle de Marie, sont représentés sur le fond blanc d’une bannière de procession Notre-Dame de Fatima et les trois enfants agenouillés priant à ses pieds. Deux inscriptions : NOSSA SENHORA DE FATIMA et COMUNIDADE PORTUGUESA PACA rappellent le titre de la bannière et ses donateurs. Sur l’autre face, une représentation sur fond rouge du Sacré Cœur de Jésus (Sagrado Coraçâo de Jesus) et une date : 2013. Chaque année, la statue de Notre-Dame de Fatima est solennellement portée en procession sur un brancard garni de fleurs, précédée par la bannière et accompagnée par les chants traditionnels portugais, lors des cérémonies ferventes du 13 mai à Cheval-Blanc et du 13 octobre à Cavaillon.


Dimanche 19 mai 2019 :
Sainte Jeanne d’Arc (fête le 30 mai)
Née en 1412 à Domrémy, Jeanne gardait les troupeaux de son père lorsqu’elle entendit, à partir de treize ans, les voix de saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite lui demander de sauver le dauphin et le royaume de France menacé par l’envahisseur anglais. A 17 ans, elle obtint de Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, une armure, un cheval et une escorte pour aller à Chinon rencontrer le dauphin, futur Charles VII. Elle persuada ce dernier de lui confier une petite armée à la tête de laquelle, le 8 mai 1429, elle libéra Orléans. En juillet, Charles VII fut sacré à Reims avec Jeanne à ses côtés. Capturée à Compiègne puis livrée aux Anglais, elle fut jugée à Rouen en 1431 et brulée vive le 30 mai comme hérétique et sorcière ; elle avait 19 ans. Les réponses qu’elle fit à ses accusateurs durant son procès témoignent d’une vive intelligence, d’une foi inébranlable en Dieu et en la sainte mission qu’Il lui avait confiée.
Charles VII fit réviser son procès et elle fut réhabilitée en 1456. Béatifiée en 1909 par Pie X, elle a été canonisée en 1920 par Benoit XV. Sainte Jeanne d’Arc est, avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, l’une des deux patronnes secondaires de la France (la patronne principale étant Notre-Dame de l’Assomption). Elle est toujours représentée en armure, tenant un étendard dans ses bras.


Dimanche 26 mai 2019
La Visitation de Marie (fête le 31 mai)
Sur le tissu en damas rouge d’une bannière de procession des Vignères, est peinte la représentation de la Visitation : Elisabeth porte une robe bleue et sur la tête un voile blanc. L’index de sa main droite est pointé sur son ventre, cependant qu’elle s’incline et pose la main gauche sur le ventre de Marie qui lui fait face. Cette dernière est vêtue d’une robe rouge serrée à la taille, un chapeau à large bord sur la tête.
Dans l’évangile de saint Luc (1, 26-56), l’ange Gabriel est envoyé par Dieu pour annoncer à Marie qu’elle sera mère du « fils du très haut », et que sa cousine Elisabeth, qu’on appelait la stérile, est enceinte de six mois « car rien n’est impossible à Dieu ».
Marie, qui porte déjà Jésus en elle, va visiter sa cousine Elisabeth. « Dés qu’Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, l’enfant (le futur saint Jean-Baptiste) tressaillit dans son sein, et Elisabeth fut remplie du Saint Esprit ». Les deux femmes laissent éclater leur joie et leur gratitude envers Dieu dans le Magnificat.
Ces textes évangéliques de Luc sont beaux et riches de sens : ils traduisent l’acceptation totale, confiante et sereine par Marie et Elisabeth du projet de Dieu sur elles.
La Visitation est l’un des cinq mystères joyeux médités durant le premier chapelet du Rosaire.


Dimanche 09 juin 2019 :
Saint Antoine de Padoue (Fête le 13 juin).
Fernando Martins de Bulhões est né vers 1195 à Lisbonne. Il fut d’abord chanoine à Coïmbra avant de rejoindre les Franciscains sous le nom d’Antoine. Impressionné par le martyre de cinq franciscains au Maroc, il partit évangéliser ce pays, mais sa santé le contraignit à revenir. Une tempête le fit débarquer à Messine d’où il rejoignit Assise, puis Forli. Là, son immense don de prédicateur se révéla. Antoine fut envoyé en France vers 1224 pour combattre l’hérésie cathare. Sa mission le conduisit à Montpellier, Toulouse, le Puy, Châteauneuf-la-forêt, (où l’Enfant Jésus lui serait apparu), Arles, Limoges. Sa prédication fut si efficace qu’il reçut le surnom de « marteau des hérétiques ». 

A la mort de saint François, en 1226, il fut rappelé à Assise et chargé de plusieurs missions et prédications. Retiré à Camposanpiero et sentant sa fin prochaine, il demanda à rejoindre Padoue mais mourut avant d’arriver dans cette ville à l’Arcella le 13 juin 1231. Il fut canonisé dès l’année suivante et proclamé docteur de l’église par Pie XII en 1946.
Il est représenté dans presque toutes les églises en habit de franciscain, un lys dans la main droite et un livre ouvert dans la main gauche, sur lequel l’Enfant Jésus se tient assis (Cavaillon, Cheval-Blanc), ou droit, caressant d’une main le visage du saint (Les Vignères).


Dimanche 16 juin 2019 :
Saint Louis de Gonzague (fête le 21 juin).
Né en 1568, Louis était le fils ainé de Ferdinand de Gonzague, marquis de Castiglione, près de Mantoue. Il se distingua très tôt par sa piété. Son père le destinait à une carrière militaire et lui donna une éducation soignée. Louis suivit sa famille à Madrid lorsque son père fut nommé chambellan de Philippe II. C’est là qu’il décida de se consacrer définitivement à Dieu et d’entrer chez les Jésuites. Il se rendit à Rome pour y poursuivre des études de théologie et prononcer ses vœux. En 1591, la ville fut ravagée par la peste. Louis se dévoua sans relâche au service des pestiférés, et contracta la maladie. Il mourut le 21 juin 1591 à 23 ans. Béatifié dès 1604, il fut canonisé en 1726. 

Il est représenté sur une bannière de procession de Cavaillon, portant un surplis blanc sur la soutane, agenouillé sur un prie-Dieu, un crucifix dans les mains, un lys et une couronne à ses pieds rappelant l’abandon de son droit d’ainesse. Au dessus : Saint Louis de Gonzague priez pour nous. Au revers : Congrégation des jeunes gens de la paroisse de Cavaillon 1860. Une statue dans la chapelle Sainte-Anne le représente aussi, tenant un crucifix, une couronne et une discipline à ses pieds. Il a été nommé patron de la jeunesse catholique dès 1725, titre confirmé par Pie XI en 1926.


Dimanche 23 juin 2019 :
Saint Jean Baptiste : fête de sa nativité le 24 juin et de son martyre le 29 août.

Jean Baptiste est, avec Marie, le seul saint dont l’Eglise fête la naissance sur terre.
Il était le fils d’Elisabeth, cousine de Marie, et du prêtre Zacharie. L’archange Gabriel lui annonça la naissance de ce fils prédestiné : « ta femme Elisabeth enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jean…Il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère »(Luc 1, 13-17). L’Eglise le nomme le Baptiste car il baptisait dans le Jourdain et baptisa Jésus, mais aussi le dernier des prophètes, et le Précurseur : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer ses voies ». (Luc, 1,76-77).
Jean est le modèle du disciple et de l’apôtre, et sa vie est toute vouée au Seigneur dont il se déclare indigne de dénouer la courroie de ses sandales. Jean l’Evangéliste écrit de lui : « Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière ».(Jean 1,8-9).
Il fut le premier des martyrs, après qu’Hérode Antipas l’eut fait jeter en prison à Machéronte et décapiter.
Une statue en bois doré le représente dans la chapelle du Saint-Sacrement. Il figure sur un tableau près des fonts baptismaux. La chapelle des évêques renferme un grand reliquaire avec deux anges agenouillés qui se font face et tiennent un plateau sur lequel est posée la tête de Jean-Baptiste.